Depuis mardi 25 et jusqu’au 29 novembre, la comédie à la sauce spaghetti sévit en Principauté ! En effet, la 8
édition du Monte-Carlo Film Festival de la comédie ne déroge pas à la règle : l’événement reste dans ses grandes lignes une lucarne sur la comédie transalpine mais pas que…
C’est Claude Pinoteau qui, du haut de ses 80 ans, préside le jury cette année. Le réalisateur du mythique film « La Boum », s’est dit en conférence de presse accro à la comédie made in Italie. Allant même confier qu’elle lui manque, d’où son bonheur d’être le président d’un festival Vert, Blanc, Rouge. Accompagné de Lando Buzzanca, Caroline Ducey, Barbara Bouchet et Antonia Liskova il devra départager un panel de comédies.
Cette année 8 films sont en compétition. 2 films italiens dont « Ti Stramo » de Pino Insegno et Gianluca Sodaro, caricature d’une jeunesse évaporée plus que brûlée et « Torno a vivere da solo » de Jerry Cala comédie satirique sur le mariage et ses différentes ramifications. Côté français on notera la présence de « Lol » de Lisa Azuelos chronique d’une relation mère-fille aigre douce. Les Anglais auront leur mot à dire également. Reconnus pour leur humour fin et sarcastique Jackie Oudney présente « French Film ». Long métrage dont le rôle principal est campé par Eric Cantona dans un registre aux antipodes du personnage public : un expert en question de cœur ! On sait l’ex footeux sentimental mais à ce point là ?
Moins connue mais tout aussi subtile, la comédie Israélienne s’invite en Principauté avec « Lost Islands » de Reshef Levl. Une chronique amoureuse qui bat au rythme d’un cœur d’adolescent : à 100 à l’heure. L’Espagne jamais en reste dans ce domaine présentera « Gente de mala calidad » de Juan Castevany. Une comédie sur les mauvais choix que l’on peut faire sans en avoir vraiment le choix ! Philosophique et bien pensé ! Dans le même registre hispanisant, « 3 :19 » de Dany Saadia divagation poilante sur le hasard où humour, amour et amitié se croisent sans cesse. Enfin, et c’est normal, le jury aura vision de l’humour Scandinave avec « En mand kommer hjem » de Thomas Vinterberg, sorte d’immense bordel sous forme de tranche de vie. Un côté théâtral où les coups bas, les destins, les passions se font et se défont dans un petit village Danois. Savoureux à souhait et certainement l’un des longs métrages les plus en vue pour le titre final !